Honneur à Jacques
Rouxel
Introduction
En 1966,
dans un contexte pré-soixantehuitard, les français voient apparaître,
sur leurs petits écrans, de drôles de baudruches à longues pattes,
animées et délicieusement débiles. Un ventre rond sur de
longues pattes doté d'un esprit simplissime et complétement absurde :
les chercheurs du Service de Recherche de l'Office de Radiodiffusion
Télévision Française (ORTF) permettent à Jacques Rouxel d'animer ses
petits dessins shématiques d'oiseaux. Les Shadoks sont nés... Qui
sont les Shadoks ?
Il s'agit d'une sorte d'oiseaux
rondouillards avec de longues pattes et de petites ailes ridicules. Ils
possèdent pour tout vocabulaire quatre mots monosyllabiques : « ga, bu,
zo, meu ». Ils sont excessivement méchants et idiots....Pour cause,
leur cerveau est constitué de seulement 4 cases. Les Shadoks ne peuvent
donc pas connaître plus de 4 choses. Par exemple, un Shadok ayant
appris à marcher la veille, si on lui apprend à faire du vélo, le
shadok ne saura plus marcher ! Idiots certes, mais
particulièrement disciplinés, les Shadoks étaient très attachés à
quelques grands principes philosophiques et sociologiques, que l'on
retrouvera dans leurs éternelles devises.
Les
shadoks avaient pour ennemis les Gibis. Ces drôles d'animaux étaient coiffés d'un chapeau melon leur
permettant de réfléchir tous ensemble aux problèmes... Qu'importe comment, ça devait marcher.
Pour la petite
histoire, les Gibis doivent leur nom à la prononciation anglaise des
initiales de la Grande-Bretagne.

Les Shadoks
vivaient sur une planète qui changeait souvent de forme - comme la
planète des Gibis d'ailleurs - ce qui n'était guère pratique
pour eux. Un jour, ils décidèrent donc de changer de planète et d'aller
sur la Terre, qui semblait plus agréable. C'est ainsi que le professeur
Shadoko inventa une fameuse fusée biscornue....qui ne marchait
évidemment pas !Les Gibis occupants de la planète voisine et
nourris par la même envie de coloniser la Terre, avaient mis au point
un combustible super puissant, appelé le Cosmogol 999, qui leur
permettrait d'aller sur la Terre. Voyant cela, les Shadoks se
mirent à pomper, pomper et encore pomper pour récupérer le fameux
combustible à travers le Cosmos avec la Cosmopompe mise au point par le
Professeur Shadoko.Pour les Shadokophiles
A
partir de 1973, une version anglaise de la série était diffusée sur
Thames Television, avec Kenneth Robinson pour narrateur. En
1994, Jacques Rouxel publiait les livres illustrés des Shadoks aux
Editions Circonflexe.Depuis 2005, tous les shadokophiles
peuvent consulter les 52 épisodes des grandes aventures shadokiennes à
l’ANATEC. Visitez aussi la cour des Shadoks
au 71
Rue du Faubourg Saint-Antoine, 75011 Paris. La cour des Shadoks fut
amenagée dans la cour d'immeuble du regretté Jacques Rouxel, elle sert
aujoud'hui de galerie d'arts et propose 6 étages de loft à vendre. Oui
bon, c'est certain, il vous faudra avoir de très gros portefeuilles
pour dormir au dessus de la cour des Shadoks. Quand on
aime... Quelques adresses à visiter:
Quelques devises Shadoks
- "Ce
n'est qu'en essayant continuellement que l'on finit par réussir.
Autrement dit, plus ça rate, plus on a de chances que ça marche"
- "Pourquoi
faire simple quand on peut faire compliqué ?"
- "S'il n'y a pas
de solution, c'est qu'il n'y a pas de problème!" "Je pompe donc je
suis""la plus grande maladie du cerveau c'est de réfléchir"
- "Si
ça fait mal, c'est que ça fait du bien"
- "le bon sens est la
chose la mieux partagée...la bêtise aussi"
- "Pour qu'il y ait
le moins de mécontents possibles, il faut toujours taper sur les
mêmes".

