Au nord de Yonge et Bloor Street, on découvre l’un des quartiers les plus en vogue aujourd’hui à Toronto: Yorkville, haut lieu du shopping de luxe en Ontario. Certains vous diront même que Bloor-Yorkville talonne de près la 5ième Avenue à New York, la Rodeo Drive à Los Angeles ou le Chicago’s Magnificent Mile. Soit !
Dans un tout autre genre, ne manquez pas Kensington Market. Voici le lien idéal pour faire un bain de foule le samedi, dénicher quelques épices rares ou ingrédients exotiques et nager en plein melting-pot de Toronto. Ce lieu respire la diversité et l’héritage culurel de la ville. C’est beau, c’est dense et ça sent l’Asie, l’Orient et les Caraïbes.
La Little Italy s’impose également comme un rdv incontournable pour les flâneurs branchés. Rejoignez l’intersection College Street et Clinton Street et vous y êtes. Flâner, déambuler, magasiner, la Little Italy vous livrera ses secrets au détour de ses ruelles et de ses promeneurs.
Plus au sud, Chinatown regorge de boutiques et restaurants où se remplir l’estomac pour quelques dollars. Chinatown s’étend autour du centre névralgique que constitue Dundas Street et Spadina Avenue. C’est là l’une des plus importantes communautés chinoises du Canada.
Toujours en direction du Sud, vous croiserez Queen Street. Si vous avez aimé Soho à NYC, alors ne ratez pas Queen Street : dernières tendances urbaines et quelques must du design.
Pas très loin, au croisement avec Beverley Street, vous ne pourrez pas manquer l’Art Gallery of Ontario. Fermée actuellement pour cause de rénovation. La gallery a prévu d’ouvrir à nouveau ses portes aux visiteurs de l’été. Mais, ne vous privez pas du “tour du propriétaire”, le bâtiment à lui seul est une oeuvre d’art impressionnante. Nous nous demandons encore comment cette “chose” tient perchée sur de pareilles échasses…
La vie culturelle de Toronto date surtout des années 1910. A cette époque, Frank Darling et John A. Pearson conçoivent le bâtiment principal du Royal Ontario Museum (ROM) dans un style néo-roman italien. Plusieurs expansions ont suivi, dont l’entrée principale en forme de cristaux superposés que l’on doit à Daniel Libeskind. Le ROM offre d’exceptionnelles expositions sur l’histoire naturelle et chaque partie du musée est conçue pour faciliter et encourager l’accès des enfants à la culture…
Le Bata Shoe Museum mérite également le détour. Logé dans un bâtiment en forme de boîte à chaussures, oeuvre de Raymond Moriyama, ce musée renferme quelques 10 000 paires. L’essentiel de la collection est une donation de la collection privée de Sonja Bata, qui offre là un véritable voyage au coeur de l’histoire des souliers, sabots et chaussures des 6 continents.
Autre visite insolite et sur les hauteurs de ville, la Casa Loma est le fruit d’un richissime homme d’affaire ayant fait fortune en exploitant l’énergie hydro-électrique des chutes du Niagara. Sir Henry Pellatt investit 3,5 millions de dollars entre 1911 et 1914 pour faire construire ce manoir d’inspiration médiévale. Ironie du sort, il finit sa vie dans la misère et dut céder sa demeure à la ville pour pouvoir payer ses impôts…
Enfin si vous cherchez l’emblème de la ville, dirigez-vous vers la CN Tower. Orginellement construite par le Canadien National, en 1976 pour servir d’antenne radio et TV, cette tour de 553 mètres est devenue l’une des attractions principales de Toronto : panorama à couper le souffle, plancher transparent et restaurant tournant au sommet obligent ! La CN fait partie des 7 merveilles du monde moderne, selon l’American Society of Civil Engineers. Mais si vous êtes sensibles aux fertiges, préparez-vous toutefois à parcourir plus de 345 mètres en moins de 58 secondes, ici on aime les ascenseurs ascentionnels, mais notre amie Véro, elle n’a pas vraiment aimé.
Juste à côté, vous pourrez visiter le Skydome, premier stade olympique connu pour être doté d’un toit rétractable motorisé qui coûta 100 millions de dollars. Amateurs de Baseball, c’est ici que se produisent les Blue Jays, lorsque le stade n’est pas occupé par la ligue de football canadien ou les matchs de basket.
Lorsque l’Entertainment District laisse place au Financial & Business District, vous êtes cernés par des buildings de verre et d’acier. Jusque Harbour Front, tout évoque la croissance, la prosperité et le succès grandissant de la métropole. Les banques, assurances et cabinets d’avocats ont pignon sur rue entre Bay et King Street. Parmi les plus beaux exemples de cette architecture, nous avons particulièrement aimé le Toronto-Dominion Center (réalisé par Ludwig Mies Van der Rohe), la Royal Bank Plaza, les tours jumelles de la BCE et la First Canadian Place.
Le quartier d’Harbour Front incarne le développement très récent de la ville. Les anciennes usines et entrepôts décrépis tombent un à un, laissant la place à d’immenses gratte-ciels qui poussent tels des champignons au milieu de la forêt. L’argent coule à flots dans cette ville, nul ne peut en douter lorsqu’on s’approche de Downtown.
D’ailleurs, vous pourrez voir quelques clichés de Toronto aux allures de ville-reine sur le site suivant : http://www.lostinquebec.com/photos/Toronto_mai2008/
En huron, “Toronto” signifie l’endroit où l’on se rencontre. C’est bien trouvé pour cette ville symbole de l’immigration, synonyme d’intégration et de croissance. Nous avons rencontré une ville surprenante, un doux mélange entre la densité culturelle de Montréal et la folie des grandeurs de New-York.
Et pas loin de là, à quelques 6 000 km de Paris, nous avons même rencontré notre amie Kim… Du coup, j’ai jeté une pièce dans les chutes de Niagara dans l’espoir d’y croiser également le reste de nos amis et nos familles ! Sait-on jamais…