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Travailler au Québec

au travail

Vous venez d'arriver au Canada et plus particulièrement au Québec. Maintenant que vous êtes en possession de votre visa, de votre carte d'assurance sociale et que les démarches administratives de base sont derrière vous, il est temps de se pencher sur la question du travail.

Cette rubrique se veut être la plus utile possible, donc si vous recherchez des anédoctes, des cas particuliers ou autre truc plus "hot" (comme disent les québécois), ce n'est pas ici que vous trouverez.  Par contre, nous nous sommes déjà prêtés à cette drôle d'aventure qu'est la recherche d'emploi en tant que nouvel arrivant et peut-être que notre expérience pourra vous apporter quelque chose.

Vous entendrez tout et son contraire sur le chômage (parfois plus courant et plus important pour les étrangers que pour les québécois). Vous pourrez aussi lire de nombreux articles sur l'intégration des immigrants au Canada, etc, etc.

Certains bruits sont vrais, d'autres ne le sont pas. Comme souvent, la question de l'intégration des immigrants, en particulier sur le plan professionnel, est un fond de commerce pour beaucoup de monde. Avez-vous remarqué comme il est plus facile et rapide de rencontrer des personnes toutes prêtes à partager leurs expériences négatives et leurs désillusions sur le marché du travail ?  Fuir ces personnes découragées, déçues et peu motivées a été notre premier défi.  

Trouver un emploi, lorsqu'on arrive au Québec n'est pas une chose facile. C'est vrai, pourtant nous sommes arrivés en septembre, nous avons trouvé un premier emploi en moins de 2 mois. Et en décembre, nous étions tous les deux avec des contrats de travail pour des postes équivalents à ceux que nous avions quitté en France.

Vous trouverez ici 3 types d'informations :

Généralités sur le marché de l'emploi au Québec

Quelques chiffres sur l'emploi 

Sources : avril 2008.  Plus d'informations : Le marché du travail au Québec. Perspectives économiques 2008-2012.

Pourquoi le Canada a tant besoin des immigrants ?

les nouveaux arrivantsIl faut savoir que le Canada manque cruellement de main d'oeuvre dans de très nombreux domaines. Au Québec, par exemple, les PME font face à un réel problème de relève. Plus de 40% des dirigeants de PME québécoises prévoient de partir à la retraite d'ici 2010 et 70% prévoient leur retraite d'ici 2017. Or, en 2007, 55% des emplois provenaient des entreprises de moins de 500 salariés au Canada. Ce chiffre était de 58% au Québec.

Le problème est qu'aujourd'hui, le Québec et d'autres régions du Canada n'ont pas de relève pour ces travailleurs sur le départ. Cette situation de gouffre démograhique est une réalité très concrète pour le Canada et les autorités prennent cela très au sérieux.  
Que doit-on en comprendre ? Tout simplement ce que les autorités s'efforcent de faire accepter à la population : pour faire face aux besoins de main d'oeuvre (et de natalité) du Canada, les entreprises canadiennes devront très largement compter sur les immigrants.


emploi_immigrants_CanadaExcellente nouvelle pour tous les étrangers qui ont des vues sur le Canada, certes. Seulement la réalité économique du pays et la volonté politique ne sont pas toujours sur les mêmes ondes. 45 000 immigrants arrivent chaque année au Québec. Le taux de chômage des immigrants est plus du double de celui des québécois et les étrangers représentent le cinquième des 380 000 bénéficiaires de l'aide sociale.

La presse en parle toutes les semaines, le gouvernement aussi : les immigrants sont une solution idéale pour combler la pénurie de main d'oeuvre, cette vérité est de plus en plus perçue et acceptée par tous (lire notamment Les Affaires, Les français à la reconquête du Québec, 23 janvier 2009 et Place des Affaires, 26 février 2009). Pourtant, comme le montre le tableau ci-contre, le taux d'emploi des immigrants qualifiés et relativement jeunes reste inférieur à celui des travailleurs nés au Canada, à qualifications équivalentes.
cliquez sur le bouton droit pour sauvegarder le graphique.
Si vous venez d'arriver sur le territoire et que vous êtes à la recherche d'un emploi, il faudra donc vous armer de patience et jouer des coudes. A titre d'information, les statistiques du Canada évoquent un délais de 8 à 10 mois pour retrouver un emploi correspond à vos qualifications, excepté pour les professions réglementées. Nous, ces statistiques-là, on a préféré les ignorer...

Professions réglementées au Québec

Si vous exercez un métier réglementé au Québec et au Canada, vous devrez être plus vigilents et réfléchir sérieusement à votre plan de carrière sur le continent nord-américain. Ces professions sont régies par des ordres professionnels dont le mandat est d’assurer la protection du public. Les ordres professionnels ont le pouvoir de fixer les critères d’accès et les normes d’exercice, d’évaluer les compétences et les diplômes et d’accorder le certificat ou le permis aux candidats qualifiés pour avoir le droit d'exercer leur métier.

Ainsi, si vous pratiquez les métiers suivants, vous devrez vous soumettre aux pratiques spécifiques du Québec et, dans certains cas, préparez-vous à retourner sur les bancs de l'école pour obtenir une reconnaissance de vos qualifications :
De même, des certificats de qualification vous seront demandés si vous travaillez dans les domaines de compétences suivants:
Pour en savoir plus sur les pré-requis et délais nécessaires pour exercer ces professions réglementées, contacter l'Office des Professions Québec, la Direction de la Formation et de la Titularisation des Enseignements ou la Commission de la Construction du Québec, selon votre profession.


Les sessions d'informations du MICC

A votre arrivée, les autorités (Ministère de l'Immigration et de la Citoyenneté au Canada) vous proposeront de suivre gratuitement des sessions d'informations (à condition que vous soyez résidents permanents).  Le parcours du débutant ressemble un peu à ceci :
  1. Une demi journée en session de groupe ou individuelle pour connaître les démarches d'installation au Québec (NAS, RAMQ, SAAQ, etc)
  2. 4 demi-journées d'informations en session de groupe pour vous renseigner sur les réalités socio-économiques du Québec.
  3. Des services d'accompagnement complémentaires pour vous aider dans vos démarches (cours de langue, rédaction de CV, lettres de motivation, connaissance des organismes de recherches d'emploi, etc). Ces services sont rendus sous forme de programmes. Exemples: "programme retour à l'emploi" (PRE), "accompagnement pour la recherche d'emplois", "programme d'aide pour l'emploi des Immigrants" (PRIIME), "programme de prépration à l'emploi" (PPE), etc.  
Ce que vous devez savoir sur ces programmes, c'est qu'ils existent en très grand nombre et que leur durée peut varier de 1 à 3 mois. Ils vous occupent à temps plein ou à mi-temps, sont orientés selon des thématiques qui vous intéressent et peuvent donner lieu à d'autres sollicitations nouvelles pour des formations. Ces programmes sont dispensés par des organismes para-publics et/ou privés qui sont financés par les gouvernements fédéral et provincial. En d'autres termes, en tant que nouvels arrivants, vous êtes les CLIENTS très attendus de ces organismes. Bien sûr, vous ne paierez pas de frais directs pour ces programmes, mais l'état oui. L'immigration est le fond de commerce de ces multiples organismes, tous hautement disposés à vous accompagner et vous aider dans vos démarches et, croyez-nous, ce business là roule très bien.

Comme tout nouvel arrivant, nous avons suivi la première demi-journée et les 4 suivantes (fortement recommandées). Lors de ces sessions, vous apprendrez une quantité de choses utiles qui relèvent de l'analyse et la vision du ministère quant à l'immigration. Autre point intéressant : vous serez au milieu de personnes comme vous : étrangers venus du monde entier pour immigrer au Canada. Enfin, si les sessions sont délivrées par des personnes qui ont vécu préalablement cette même expérience (c'était notre cas), vous aurez la chance d'avoir un point de vue original et intéressant, en plus de quelques très passionnantes explications sur l'histoire du Québec et sur les différences culturelles. C'est le volet des sessions que j'ai le plus apprécié.

La troisième étape relative aux programmes d'accompagnement est facultative. Nous sommes restés dans ce circuit pendant 2 semaines. Ensuite, nous avons décidé d'en sortir au plus vite et nous débrouiller autrement.

Quelques liens utiles pour la recherche d'emploi

Parmi les informations données par le MICC, vous repartirez avec un carnet d'adresses électroniques complet pour obtenir et chercher de l'information sur l'emploi. En voici quelques extraits :

Comment nous avons trouvé nos emplois ?

En dehors des explications théoriques et des sessions d'information ici et là, on nous a souvent répété deux choses fondamentales :
Au Québec et au Canada, les pratiques nord-américaines régissent très largement les comportements des individus. c'est une question de culture. Avec nos reflexes européens et nos pratiques professionnelles, on comprend certes la notion de réseautage, mais il faut reconnaître que nous avons plus de mal à l'intégrer et à s'approprier cette façon d'être. Parce qu'il s'agit bien de "savoir-être", ce truc que l'on n'apprend pas à l'Université et qui permet de résoudre tellement de questions. Le réseautage est LA clé pour trouver un emploi et construire votre carrière quelle qu'elle soit.

Si vous voulez optimiser vos recherches d'emploi, il faudra donc vous mettre au "réseautage". Pour cela, vous devrez d'abord adopter quelques bonnes pratiques :

Où et comment réseauter ?

Les organismes tels que les Chambres de Commerce, les associations professionnelles et les clubs d'affaires sont d'importants organisateurs de 5@7 ou autres ateliers de réseautage. Demandez-en la liste dans les centres locaux d'emplois, au MICC, à l'ANAEM ou ailleurs.
Les sites web des chambres de commerce, des associations ou clubs professionnels vous renseigneront sur le calendrier de leurs activités. Pour la plupart, vous n'aurez pas besoin d'être membre, mais les frais de participation seront alors un peu plus élevés (de 20 à 50 $ CAN). Plus rares sont les ateliers ou 5@7 gratuits. Toutefois, cet investissement est souvent jugé rentable et porte ses fruits très vite.

Vous pouvez aussi "réseauter" en allant dans les bars du centre ville, près du quartier des affaires (en particulier le jeudi soir). Au sport, dans un club, chez le coiffeur, à la garderie de vos enfants, chez le dentiste ou ailleurs, le réseautage est partout. Bien sûr, au début, cela pourra vous paraître un peu difficile, exagéré voire stupide, mais le réseautage est une pratique naturelle et très simplement vécue au Canada. Vous aurez tout intérêt à vous y faire.

réseauD'autres sources de réseautage existent avec les sites de RSP (réseaux sociaux et professionnels) : Viadeo, LinkedIn, Facebook, etc. Que l'on soit pour ou contre ces inititatives, personne ne peut nier aujourd'hui l'engouement que ces sites web ont suscité. Les entreprises utilisent le web 2.0 pour trouver des informations sur vous, alors pourquoi ne pas utiliser ces outils pour trouver des informations sur les employeurs qui vous attirent ?  

C'est grâce au réseautage que nous avons trouvé nos emplois en quelques semaines et on vous souhaite d'avoir autant de chances et de succès dans cette démarche.  Bon réseautage.